Letterpress · Papier
Meilleurs papiers pour la typographie
Ce qui permet à un papier de letterpress de prendre une impression profonde et nette, les papiers que je choisirais pour les cartes de visite et la papeterie, et ceux qui ne conviennent pas.
Par Austin Terrill, fondateur et directeur de création · Mis à jour · 7 min de lecture

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Le meilleur papier pour la typographie est un 100 % coton doux non couché, en 32pt (environ 0,8 mm) ou plus épais. Les longues fibres du coton se compriment uniformément sous le cliché : l'encre se dépose dans un foulage net et profond, sans craqueler. Les supports couchés, pelliculés ou plastiques n'acceptent pas le foulage, et un papier fin laisse voir l'empreinte au verso.
Papiers letterpress comparés
Voici comment se comportent sous un cliché letterpress les papiers sur lesquels on m'interroge.
| Papier | Empreinte | Avec encre | Idéal pour | Points de vigilance |
|---|---|---|---|---|
| 100 % coton, 32–48pt | La plus profonde et la plus douce, aux épaules arrondies sur chaque lettre | Légèrement plus doux, Pantone du nuancier Uncoated | Cartes de visite, invitations, tout ce qui se tient en main | Les grands aplats marbrent |
| Coton, 16pt | Plus léger ; un léger reflet miroir apparaît au verso | Comme ci-dessus | Cartes de correspondance, encarts et invitations imprimés recto | Un foulage profond marque le verso |
| Papier teinté dans la masse (par ex. Colorplan) | Plus ferme, plus net, plus « gravé » | Encres foncées lisibles, encres claires invisibles | Marques chromatiques, empreintes à sec | Moins doux que le coton |
| Coton duplex (deux feuilles contrecollées) | Chaque face a sa propre empreinte | Comme le coton | Deux couleurs de papier, impression recto verso | Plus cher qu'une feuille simple |
| Kraft épais | Bonne impression | Plus foncé à l'impression : vérifiez la couleur | Marques rustiques, alimentaires, artisanales | L'encre blanche ne ressort pas (utilisez le film) |
| Carton non couché lisse en pâte de bois | Moins profond, bords parfois moins nets | Fine | Petits budgets, empreinte légère | Moins « moelleux » que le coton |
| Couché, brillant, pelliculé, toucher velours | Non compatible | n/a | Préférez dorure, vernis sélectif ou vernis 3D | Le revêtement fissure ou rejette la plaque |
| Plastique ou métal | Impossible | n/a | UV en relief ou dorure, validés par feuille (plastique) ; gravure chimique ou mécanique (métal) | Aucune empreinte |
D'après nos règles de production et les commandes réalisées. Mis à jour 1er octobre 2026.
Le papier, essentiel en typographie
La plupart des impressions déposent l'encre sur le papier. La typographie l'y enfonce. La plaque, un relief de votre visuel, est encrée puis pressée dans la feuille assez fort pour laisser un creux, généralement entre 0.2 et 0.6 mm de profondeur. Le papier n'est donc pas une simple surface. C'est la moitié de l'impression.
Trois aspects du papier décident donc du résultat : sa composition (la régularité de sa compression), son épaisseur (la profondeur possible avant que le verso ne vous trahisse), et la présence d'un couchage (qui résiste au cliché). Bien choisis, le texte repose dans de petits creux doux que l'on sent sous le pouce. Mal choisis, la typographie ressemble à une impression plate trop chère.
« Sur le bon papier, on sent la typographie avant de la lire. Sur le mauvais, vous avez payé une plaque pour obtenir une impression plate. »
Coton ou pâte de bois
Le papier coton (les anciens imprimeurs disaient « chiffon ») est la référence en letterpress, et ce n'est pas du snobisme. Les fibres de coton sont longues et souples : la feuille se comprime uniformément sous la plaque et se redresse autour de chaque lettre. On obtient un foulage profond, aux bords doux et bombés, sans craquelure.
Le papier à base de pâte de bois peut être imprimé en letterpress, mais ses fibres sont plus courtes et plus rigides. L'empreinte est moins profonde et les bords peuvent se déchirer légèrement au lieu de se plier. Pour des cartes de visite, je choisirais le coton à chaque fois. Pour un grand tirage destiné à être survolé du regard plutôt que tenu en main, un bon papier non couché lisse est une manière raisonnable d'économiser.

Épaisseur et profondeur d'empreinte
L'épaisseur détermine la profondeur possible avant que l'empreinte ne transparaisse au verso. Le papier se mesure en points (millièmes de pouce) ; une carte bancaire fait environ 30pt.
| Épaisseur | À propos | L'effet du letterpress |
|---|---|---|
| 16pt | 0.4 mm | Une empreinte plus légère. Un léger relief apparaît au dos : acceptable sur une invitation recto seul, gênant sur une carte recto verso. |
| 32pt | 0.8 mm | Une empreinte nette et profonde. C'est là que les cartes de visite en letterpress trouvent leur juste mesure, avec la tenue d'une carte bancaire en main. |
| 48pt | 1.2 mm | De quoi accueillir le foulage le plus profond, avec de la matière derrière. Environ une carte bancaire et demie. |
| Duplex (deux feuilles contrecollées) | 32pt ou 48pt au total | Chaque face est imprimée sur sa propre feuille avant collage : les deux côtés peuvent recevoir une empreinte sans se gêner. |
Un dernier point sur le grammage. Aux États-Unis, les papetiers vendent le coton épais au poids de base ("110 lb cover", "220 lb double-thick cover"), en Europe au gsm. Aucune de ces valeurs n'indique directement l'épaisseur, car le coton est volumineux pour son poids. Pour comparer des papiers, demandez le caliper (l'épaisseur) en points ou en millimètres. C'est ce chiffre qui annonce la profondeur d'impression.

Papiers recommandés
Voici, dans l'ordre, ce que je considère comme le meilleur papier letterpress pour chaque projet.
Pour les cartes de visite : coton 100 % 48pt en standard, 32pt également disponible. C'est le papier de notre cartes de visite en letterpress et plusieurs de nos études de cas en typographie. Assez épais pour une empreinte profonde, assez souple pour que chaque trait garde une épaule arrondie.
Pour deux couleurs de papier, ou une impression recto verso : coton duplex. Deux feuilles contrecollées dos à dos, chacune d'une couleur, avec un liseré de la seconde couleur visible sur chaque tranche. Voir Letterpress coton recto verso.
Pour une marque portée par la couleur : un papier teinté dans la masse, comme Colorplan. La couleur est teintée dans la masse : l'empreinte révèle la même couleur et paraît gravée plutôt qu'imprimée. Plus ferme que le coton, et seules les encres foncées ressortent sur les teintes profondes. Voir letterpress sur Colorplan.
Pour un style rustique : kraft épais. Il prend bien l'empreinte. Les encres sortent un peu plus foncées sur le kraft, nous faisons donc une épreuve de la couleur. Notre General Bakeshop les cartes associent un letterpress bordeaux et un motif de blé gaufré à sec sur kraft.
Cartes de visite en typographieVotre visuel imprimé en relief sur coton 48pt (32pt également disponible). À partir de 315 € les 250.Voir les cartes →Blanc, naturel ou ivoire : choisir une teinte de coton
Le papier coton pour typographie existe généralement en trois blancs de même texture : un blanc naturel légèrement chaud (c'est simplement la fibre brute), un blanc éclatant traité et un ivoire plus crémeux. C'est une question de ressenti, pas de qualité.
À savoir : l'encre typographique est translucide, le papier la teinte donc. Un bleu sur ivoire tire légèrement vers le vert. Un rouge sur blanc naturel se réchauffe. Nous accordons votre encre à partir du nuancier Pantone Uncoated et l'éprouvons sur la teinte choisie, pour que vous voyiez la variation avant le tirage.

Peut-on imprimer en typographie sur papier coloré ou noir ?
Oui, à une condition : l'encre typographique est transparente. Les encres foncées sur papier coloré ou de ton moyen se lisent très bien. L'encre blanche ou pâle sur papier foncé paraît crayeuse, car le papier transparaît. Pour le clair sur foncé, nous utilisons plutôt une dorure pigmentée blanche, qui reste opaque sur tout support.
Sur du noir, un gaufrage à sec (sans encre) est très discret : il n'apparaît que sous une lumière rasante. C'est idéal pour une marque que l'on découvre. C'est le mauvais choix pour tout ce qui doit être lu, comme un numéro de téléphone.
Cartes de visite doréesDébossage à sec : typographie sans encre
La typographie se verra-t-elle au dos du papier ?
Sur une feuille simple, une empreinte profonde au recto apparaît au verso sous forme d'un léger relief inversé. C'est parfois charmant. Sur une carte imprimée des deux côtés, cela gêne le verso. Deux solutions : imprimer plus légèrement, ou contrecoller deux feuilles après impression de chacune (duplex), pour que chaque face reçoive sa propre empreinte et que le relief se cache dans la colle. Pour des empreintes profondes sans aucune trace au verso, nous utilisons du 32pt duplex ou plus épais.

Papiers inadaptés au letterpress
- Papiers couchés et brillants. Le couchage est dur et lisse : la plaque glisse et l'empreinte est superficielle ou se fissure.
- Cartes pelliculées et soft-touch. Le film est trop rigide pour recevoir une empreinte nette. Sur soft touch, l'effet tactile passe plutôt par un vernis UV en relief ou une dorure.
- Plastique. Aucune impression en relief n'est possible. Sur le plastique, la texture vient du vernis UV en relief ou de la dorure.
- Métal. L'acier est gravé à l'acide, gravé ou rempli de couleur, jamais imprimé en typographie.
Si vous tenez à l'une de ces matières et souhaitez de la texture, dites-le-nous. Nous vous proposerons la version qui lui convient.
Associer le letterpress à d'autres finitions
La typographie s'associe bien à trois techniques.
Dorure, à côté, jamais par-dessus. Le film ne tient pas sur l'encre : nous réservons donc l'encre sous le film et conservons un espace de 1 mm. Si vous recherchez l'effet d'un métal enfoncé dans le papier, il s'agit d'un marquage à chaud avec débossage : le film et l'empreinte sont frappés ensemble par un seul cliché, sur papier nu.
Un gaufrage à sec. Un motif pressé sans encre à côté d'un texte en typographie : c'est une combinaison que je recommande souvent. Une technique porte l'information, l'autre porte l'atmosphère.
Une tranche peinte. Toutes les épaisseurs peuvent recevoir une tranche peinte : un filet sur du 16pt, une ligne nette sur du 32pt, un bandeau sur du 48pt. Assortie à votre encre, elle unit recto, verso et tranche.
Deux techniques sur une même face, c'est généralement le bon équilibre. Au-delà, la carte devient criarde.
cartes de visite à tranche peintePréparation des fichiers typo
Questions fréquentes
Quel papier pour la typographie ?
Coton 100 % non couché et doux, en 32 pt (environ 0,8 mm) ou plus. Le coton se comprime uniformément sous le cliché : l'encre typographique se dépose dans une empreinte profonde et nette, aux bords doux. Pour les cartes de visite, le coton 48 pt est notre standard, et le 32 pt est aussi disponible.
Peut-on imprimer en typographie sur un papier cartonné ordinaire ?
C'est possible sur un carton non couché, mais l'empreinte est moins profonde et moins douce que sur du coton, et un papier fin laisse voir le foulage au verso. Un carton couché ou brillant ne prend pas du tout une empreinte correcte.
Pourquoi le papier coton convient-il mieux à la typographie que la pâte de bois ?
Les fibres de coton sont longues et souples : la feuille se comprime de façon uniforme et garde l'empreinte sans se fissurer. Les fibres de pâte de bois sont plus courtes et plus rigides, ce qui donne une empreinte moins profonde aux bords plus irréguliers. Le papier coton est aussi appelé papier chiffon.
Quelle épaisseur de papier pour la typographie ?
Pour les cartes de visite, le 48pt (1,2 mm) est notre standard. Le 32pt (0,8 mm) est également disponible. Le 16pt (0,4 mm) convient aux invitations et cartes de correspondance imprimées au recto, avec une empreinte plus légère. Un papier plus épais permet une empreinte plus profonde avant qu'elle ne marque le verso.
Peut-on faire du letterpress sur papier couché, brillant ou soft-touch ?
Non. Les vernis et pelliculages sont trop durs ou trop rigides pour une empreinte nette. Sur ces supports, la dorure, le vernis sélectif ou le vernis 3D apportent texture et brillance.
Peut-on imprimer en typographie sur papier coloré ou noir ?
Oui, avec des encres foncées sur papier de couleur. L'encre typographique est translucide : une encre blanche ou claire sur papier foncé paraît crayeuse. Pour le clair sur foncé, nous utilisons une dorure à chaud pigmentée blanche. Un gaufrage à sec sur noir reste très discret.
La typographie se verra-t-elle au dos du papier ?
Sur une feuille simple, une impression profonde laisse un léger relief inversé au verso. Pour l'éviter, pressez plus légèrement ou choisissez le duplex : deux feuilles, pressées séparément, puis contrecollées. Pour une impression profonde sans marque au verso, optez pour un duplex de 32pt ou plus.
La typographie sur papier kraft est-elle possible ?
Oui. Le kraft épais prend bien l'empreinte. Les encres ressortent un peu plus sombres sur le brun : vérifiez vos couleurs au BAT, et préférez la dorure à l'encre blanche pour les motifs clairs.
La teinte du papier modifie-t-elle la couleur de l'encre ?
Oui, légèrement. L'encre letterpress est translucide : un papier ivoire ou blanc naturel la réchauffe ou la modifie un peu (le bleu tire légèrement vers le vert sur crème). Nous choisissons les encres dans le nuancier Pantone Uncoated et réalisons l'épreuve sur la teinte choisie.
Qu'est-ce que le papier pour typographie ?
Il s'agit en général d'un papier couverture épais, souple et non couché, conçu pour la typographie, le plus souvent en coton à 100 %. L'essentiel : qu'il soit non couché, compressible et assez épais pour l'empreinte souhaitée.